Essais de cuisinière solaire en Savoie-2013


C'est la même personne qui cuisine : à gauche avec la cuisinère décrite dans les plans
et à droite avec la cuisinière (réalisée en 2012) dont les dimensions ont été augmentées de 10%

En vacances en Savoie (au hameau Beauvllard de Saint Jean de Belleville), j'en avais profité en 2012 profité pour réaliser une cuisinière solaire et l'essayer

C'est une cuisinière du type "Roger Bernard" . On peut trouver les plans détaillés pour construire une cuisinière de ce type.

Dans le cas présent, j'avais construit une cuisinière plus grande que celle décrite dans les plans. J'avais multiplié toutes les distances par 1,1; autrement dit, j'avais augmenté les longueurs de 10%. Pratiquement, les surfaces ont été alors multipliées par 1,1² c'est à dire 1,21. Autrement dit, les surfaces ont été augmentées de 21% et donc, il y a 21% d'énergie solaire supplémentaire qui y pénètre. Cela devrait améliorer les vitesses de cuisson. Cela a été l'objet des expériences de l'été 2013 en Savoie.

Conséquences pratiques :

+ Pratiquement dans cette "grande " suisinière solaire, 1 litre d'eau à la température ambiante se met à bouillir en 40mn (alors que dans le plus petit modèle il faut 1 heure). Ce résultat avait été obtenu en 2012.
+ En agrandissant ainsi la taille de la cuisinière, un problème apparait : la taille de la personne qui cuisine ne change pas ...
Manifestement, si la personne qui cuisine est de petite taille, il faudra prévoir un tabouret
+ La surface de cuisson (dessus de la cuisinière) est plus grande et peut donc accueillir 2 "marmites", ce qui permet de cuisiner 2 légumes différents sans mélanger les goûts ou faire 2 cuissons à des températures différentes : une avec de l'eau et donc un maximum de 100°C (légumes) et l'autre au delà des 100° pour faire griller des lardons, saucisses, ... en même temps


Les 4 possibilités


Les 3 dessus de cuisinière vus de dessous

+ Etude comparative des couvercles : ce type de cuisinière solaire a 2 fonctionnements complémentaires : four solaire à concentration par les miroirs et marmite norvégienne par l'isolation (latérale et supérieure) qui permet de conserver la chaleur (où de la perdre moins vite). Le rôle du couvercle est donc très important
L'expérience a consisté, par beau temps, à porter 1 litre d'eau à ébullition sans couvercle puis avec 2 couvercles différents. L'un d'entre eux a été fabriqué exprès :

° Une première version du couvercle comprenait juste en dessous du contreplaqué du dessus 8cm d'isolant en laine de bois. Hélas, l'ensemble était beaucoup trop lourd pour être manipulé aiséments plusieurs fois par heure par le cuisinier (l'expression "la cuisinière" est ambigue ...)
° une deuxième version du couvercle comporte du papier d'aluminium agrafé, à l'intérieur, sur le contreplaqué
Note : l'expérience s'arrête quand l'eau est en ébullition car alors, la température ne change plus : la chaleur sert à évaporer l'eau. La température d'ébullition de l'eau varie en fonction de la pression atmosphérique et donc de l'altitude . Ce jour là, l'eau bouillait à 92,5 °C au lieu d'expérience. Pratiquement, en mesurant toutes les 10mn on ne sait pas exactement quand l'eau a commencé à bouillir

Résultats

Analyse des résultats : les 2 couvercles font chacun gagner 10mn par rapport à l'expérience sans couvercle. Le couvercle en contreplaqué n'est pas plus performant que la courtepointe repliée. Si à la place de la courtepointe on avait utilisé une vieille couverture plus épaisse, on aurait encore amélioré cette performance. De plus, le couvercle est long à réaliser et coûteux :
>>> Mettre une couverture pliée comme isolant au dessus de la marmite est une bonne solution

+ Préchauffage de la cuisinière et de sa(ses) marmite(s) : l'ensemble du volume chauffé en fonctionnement(cotés, dessus et marmite) utilise de la cxhaleur pour monter en température. Un préchauffage de cet ensemble, avant la cuisson, peut paraitre intéressant.
L'expérience a consisté, par beau temps, a mesurer les températures dans 2 essais : un où on commence avec la cuisinière froide et l'autre avec la cuisinière préchauffée durant 1/4 d'heure (cuisinière complète : récipient et couvercle)

Résultats


Note : l'expérience s'arrête quand l'eau est en ébullition car alors, la température ne change plus : la chaleur sert à évaporer l'eau. La température d'ébullition de l'eau varie en fonction de la pression atmosphérique et donc de l'altitude . Ce jour là, l'eau bouillait à 92,5 °C au lieu d'expérience. Pratiquement, en mesurant toutes les 10mn on ne sait pas exactement quand l'eau a commencé à bouillir
Analyse des résultats : à l'évidence, le préchauffage fait gagner du temps. Mais le fait de préchauffer est contraire à nos habitudes : pour faire une soupe, on épluche les légumes, on les mets dans une casserole avec de l'eau sur la gazinière puis on allume le gaz. Là, il faut changer nos habitudes :
>>> Pour faire une soupe avec une cuisinière Bernard isolée, on met la cuisinière en position de chauffe avec la casserole vide et le couvercle, on épluche les légumes puis on les mets avec l'eau dans la casserole

+ Utilisation : l'été 2013 a été très beau en Savoie avec de nombreux jours ensoleillés. Nous avons donc cuit au soleil des pommes de terre, des carottes, des courgettes, des lardons (faire "revenir"), oignons, tomates, ...

+ Anecdote : le réalisateur de cette cuisinière lors des essais, a réussi, bien involontairement, à se brûler au 1er d° le dessus de 3 doigts à la vapeur de la cuisinière. S'il fallait une preuve que "ça marche !", en voilà une ... sensible

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